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Zig-Zag" La vie ressemble à un conte: ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur. " March 28 Ma collection de meezCréez votre meezSi vous souhaitez un avatar animé et le tout gratuitement, il vous suffit de cliquer sur l'image au dessus de ce billet intitulée misstics.
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Rejoignez moi et inscrivez vous!!! Tout y est gratuit, alors n'hésitez plus ;) January 22 anecdote du 40ème conteCe conte se réfère à la croyance selon laquelle le peuple féerique ne peut être vu que par ceux qui ont "le don de double vue", c'est à dire ceux qui ont exercé leur esprit à aller plus loin que la réalité. Un autre thème apparaît ici, celui des îles qui apparaissent momentanément et disparaissent ensuite. Il s'agit évidemment du mythe d'Avalon, cette terre située à l'ouest du monde et qui est un séjour paradisiaque inaccessible à ceux qui n'ont pas cette "double vue", autrement dit qui ne sont pas "initiés". Dans les récits mythologiques anciens, peu nombreux sont ceux qui parviennent à aborder ces îles merveilleuses. Les îles vertes 40ème conteConte du pays de galles:
Depuis des siècles, on raconte que les marins qui viennent de la côte de l'ancien comté de Pembroke, au sud-ouest de pays de Galles, ont souvent abordé des îles qui étaient peuplées par les Enfants de Rhys le profond, car tel était le nom que l'on donnait aux gens de la race des fées. Mais ce qui étonnait tout le monde, c'est que les marins qui abordaient ces îles, une fois qu'ils avaient rembarqué, n'en voyaient plus la moindre trace sur la mer.
Pourtant les gens de la race des fées étaient bien connus en ce temps là. Ils avaient l'habitude de venir très souvent sur les marchés des villes et villages de la côte. Ils étaient remarqués par tous ceux qui avait le don de double vue, mais leur présence n'était pas décelée par la plupart des hommes et des femmes de la région, qui croyait que c'étaient des humains comme les autres.
Ces gens de la race des fées étaient intelligents et ne se laissaient pas facilement tromper par les humains. Quand ils trouvaient les prix trop élevés, ils quittaient le marché sans rien acheter. En revanche, quand les marchands étaient raisonnables, ils faisaient ample provision de pain, de blé et d'autres nourritures nécessaires, et ils payaient bien avec des pièces d'argent, de sorte que personne ne pouvait se plaindre d'eux. Les fermiers les aimaient bien, car ils achetaient bien leur orge, mais les laboureurs les plus pauvres avaient tendance à gonfler leurs prix, ce qui mécontentait les gens de la race des fées.
A cette époque, un homme du nom de Gruffydd ab Einion se trouvait dans le cimetière de Saint-David, un jour, quand, regardant au large vers la mer, il aperçut des îles qu'il n'avait jamais vues auparavant. Intrigué, il voulu en savoir davantage: il quitta le cimetière et se dirigea vers le rivage pour mieux les observer. Or, dès qu'il eut quitté le cimetière, il ne vit plus que la mer et le ciel. Il lui arriva la même chose une deuxième fois. Alors, la troisième fois, ne sachant trop pourquoi, il emporta avec lui un peu de terre et du gazon qu'il avait pris dans le cimetière de Saint-David.
Quand il arriva sur le rivage, il regarda très attentivement la mer et vit bien les îles: il y en avait une douzaine, et elles lui paraissaient très nettes. Comme il avait un bateau non loin de là, il se lança sur la mer en direction de ces îles. C'est ainsi qu'il aborda sur l'une d'elles, sans aucune difficulté. Il y fut accueilli par des gens de très petite taille, qui lui firent bon visage et lui montrèrent leurs trésors sans paraître gênés le moins du monde. Quand il jugea que l'heure était venue de repartir, il demanda à un vieil homme:
- Comment se fait il que vous puissiez rester sur ces îles en toutes sécurité? Il me semble bien qu'elles ne sont pas très stables, et de toute façon, on ne les voit pas toujours.
Le vieil homme sourit et lui répondit:
- L'herbe que tu vois sur cette île a une grande vertu: elle ne peut germer et croître qu'ici, et nulle part ailleurs, sinon dans le cimetière de Saint-David et sur la place qui est au milieu du village de Cenmaes. C'est pourquoi tu as pu voir ces îles depuis le cimetière de Saint-David.
- Mais, dit Gruffydd, ne craignez vous pas que quelqu'un d'entre vous ne révèle le secret de cette herbe?
- Oh! dit le vieillard, nous devons ce secret à l'ancêtre de notre peuple. C'est lui qui nous l'a enseigné. Il nous a aussi appris qu'il fallait honorer ses parents et nos ancêtres, qu'il fallait aimer nos épouses et faire ce qu'il y a de mieux pour nos enfants. Nous suivons son enseignement, et, parmi nous, nul ne pourrait trahir qui que ce soit. Un traite, pour nous, nous le voyons avec le visage du diable d'enfer, avec des pieds d'âne et des mains d'homme, tenant un large couteau et ayant tué toute sa famille.
Gruffydd continua à avoir de bonnes relations avec les enfants de Rhys le Profond, et il n'eut pas à s'en plaindre. Il ne dévoila jamais le secret de l'herbe, mais il devint très riche parce qu'il faisait beaucoup de commerce avec les habitants des îles vertes. Cependant, après sa mort, les fermiers de la région augmentèrent tant les prix de leur denrées que les enfants de Rhys en prirent ombrage, et on ne les vit plus sur les marchés, ce qui fut un grand manque à gagner. Les vieilles personnes dirent qu'ils s'en étaient allés ailleurs où les prix n'étaient pas si élevés. Mais en fait, les Enfants de Rhys le Profond ne réapparurent plus jamais nulle part et personne ne vit plus les îles vertes au large de la côte.
![]() January 21 créer son réseauEn attendant le prochain conte qui arrivera rapidement je tenais à vous faire partager une de mes découvertes. Toutes les personnes ayant un jour été obligé d'aller à L'anpe (Et nous sommes de plus en plus nombreux ptdr...), on entendu les conseillers leur parler de créer leur réseau en disant que tout y compris le travail se trouve grâce aux relations. Il n'est pas tjs évident de commencer alors on s'inscrit à des tas de sites amiz ou mes copains d'avant ds l'espoir de trouver les personnes ou d'anciens camarades de classe qui viendront agrandir notre réseau. Mais pourquoi s'inscrire dans plusieurs sites alors qu'un seul suffit. Le site viadeo permet de retrouver ses anciens camarades de créer des liens par centres d'intérêt avec des gens de différents milieux juridique, édition, marketing etc...Il permet aussi de consulter des annonces pour les gens qui cherchent un emploi, mais aussi de trouver clients et fournisseurs pour ceux qui cherchent à faire fructifier leur entreprise bref un site ouvert à tous, l'inscription étant gratuite on a tout à y gagner et rien à perdre alors n'hésitez pas et inscrivez vous en cliquant sur le lien ci dessous ;)
December 10 anecdote du 39ème conteIl peut paraître surprenant de placer la Wallonie parmi les pays celtiques, mais les belges, surtout ceux qui sont francophones, sont les descendants de ces celtes qui donnèrent du soucis à Jules César et qui, parmi les derniers peuples de la civilisation de la Tène à avoir franchi le Rhin, étaient dépositaires d'une authentique culture traditionnelle. Ce conte est une des nombreuses versions du "diable dans une bouteille", bien caractéristique d'une société rurale imprégnée de christianisme. Le diable est présent partout, et il convient de le chasser. Mais, dans certaines régions, on ne peut résister au plaisir de duper le diable et de se moquer de lui. C'est la cas de la bretagne, notamment, où les récits de ce genre sont abondants, avec à chaque fois des variantes locales. Mais dans les Ardennes, région frontière entre deux cultures, le diable est souvent l'étranger, autrement dit l'envahisseur potentiel, qu'il soit allemand, français ou flamand. December 09 La belle-mère du diable 39ème conteConte de Wallonie:
Autrefois à Mogimont, il y avait une jeune fille qui s'appelait Catherine. Elle était très belle, avec ses longs cheveux dorés, son visage très fin et sa taille que beaucoup de ses camarades lui enviaient. Bien sûr, les garçons du pays ne se lassaient pas de l'admirer et plus d'un souhaitait obtenir, sinon sa main, du moins ses faveurs. Et elle, qui était coquette à l'extrême, se trouvait bien flattée de l'intérêt qu'ils lui manifestaient. Elle savait qu'elle pouvait choisir celui qui lui plairait le mieux, mais en fait, il y en avait beaucoup qui lui plaisaient. On l'avait vu souvent embrasser un beau jeune homme derrière un buisson, ou bien, au bal, se laisser prendre son mouchoir par un de ses cavaliers, petit geste qui, à l'époque, passait pour en révéler d'autres moins avouables. Et les suppositions allaient bon train.
Tous ces racontars revenaient aux oreilles de la mère de Catherine. C'était une femme de tête, qui avait élevé sa fille dans les meilleures traditions, et elle se désolait de la voir ainsi la proie des médisants, d'autant plus qu'elle réprouvait hautement les attitudes provocantes de catherine. Elle ne manquait pas de les lui reprocher, mais la jeune fille, après l'avoir écoutée sagement, agissait comme bon lui semblait. Et la mère se désolait.
Un jour, excédée par une discussion qui ne menait nulle part, elle cria à sa fille:
- Si cela continue ainsi, je te marierai au premier venu qui se présentera, même si c'est le diable!
Quelques jours plus tard, un étranger vint s'établir au village. On ne savait pas d'où il arrivait, mais il semblait fort riche, car il dépensait sans compter, et il avait de belles manières. Il avait les mains fines et blanches, comme les messieurs de la ville, et on le voyait souvent se promener dans la campagne en lisant de petits livres aux reliures sombres marquées de dorures.
Mais si c'était un savant, il n'en restait pas moins un homme. Quand il levait le nez de ses livres, c'était pour regarder ceux qui vivait autour de lui. Il les examinait bizarrement, avec des yeux où brillaient d'étranges lueurs de feu. On le craignait un peu, mais on le respectait. D'ailleurs, personne n'aurait rien eu à lui reprocher, car il se conduisait toujours de façon correcte, saluant les gens qu'il rencontrait et menant, semblait-il, une vie parfaitement réglée. Mais, en regardant ceux qui l'entouraient, il ne fut pas sans remarquer la belle catherine.
Il lui fit, pendant quelques jours, une cour cérémonieuse et pleine de respect qui produisit la meilleure impression non seulement sur catherine, mais également sur sa mère. Celle ci se disait que c'était sans doute l'occasion de détourner définitivement sa fille de ses mauvaises habitudes. Quant à catherine, habituée à des manières plus expéditives et moins délicates, elle fut ravie.
- Celui ci, dit elle un matin à sa mère, je l'aime vraiment. Et je crois qu il m'aime, lui aussi, très sincèrement.
- Pour dire cela, il faut que tu sois amoureuse! soupira la mère. Que t'a-t-il donc fait pour que tu en parles ainsi?
- Rien du tout, justement. Mais il me parle doucement et me caresse avec les mots qu'il prononce. Il dit que je suis comme un lys et les roses du printemps.
- Certes! s'écria la mère, voilà du beau langage! on voit bien qu'il n'est pas du village, sinon, il perdrait vite ses illusions. Enfin, ma fille, puisqu'il en est ainsi, tâche de ne pas le perdre, et ne regarde plus les autres.
- Ne crains rien, ma mère, répondit Catherine. A côté de lui, les autres n'existent pas. Il y a quelque chose qui brille dans ses yeux et que les autres n'ont pas.
Le jour même, l'étranger vint faire sa demande, d'une façon noble et solennelle. S'il avait demandé la main d'une marquise, il n'aurait pas agi avec plus de distinction. La mère fut ravie de cette démarche et elle aurait bien voulu répondre tout de suite qu'elle acceptait volontiers ce mariage. Cependant, pour mieux appâter son futur genre, elle fit semblant d'hésiter et remit sa réponse au lendemain.
Ce fut "oui" évidemment.
Mais le mariage se déroula dans des conditions assez bizarres.
D'abord, le curé avait refusé de le célébrer, car le fiancé ne pouvait pas lui produire un certificat de baptême. Il fallut qu'il présentât des lettres établissant qu'il était né à Montmédy, mais que les archives de la paroisse avaient été brûlées lors d'un incendie. Le curé dut admettre cette circonstance, car il revint sur son refus, et la date du mariage fut fixée.
Pendant la messe, il y eut cependant quelques incidents. Une subite raideur des genou empêcha le marié de s'agenouiller. Il dut rester debout pendant toute la cérémonie. Quand il dut passer l'anneau au doigt de son épouse, il parut souffrir atrocement en saisissant l'anneau qui avait été béni par le prêtre. Et une quinte de toux assez violente l'empêcha de communier. Ces malaises étonnèrent les assistants, car il paraissait un homme en pleine santé et à qui il était bien difficile de donner son âge. Mais ils mirent tout cela sur le compte de l'émotion. Et, en dépit de ces incidents mineurs, le mariage se déroula normalement.
Les débuts du jeune ménage se déroulèrent dans la meilleure ambiance qui fût. L'étranger montrait beaucoup d'empressement envers sa femme et ne manquait pas de lui apporter fréquemment des petits cadeaux, comme un vêtement ou un foulard, et parfois un bijoux de prix. Quant à catherine, elle paraissait fort heureuse. On ne la voyait jamais faire le ménage, ni battre son linge au lavoir. Pourtant, chez elle, tout était propre et impeccable.
Cela ne dura qu'un temps. Au bout de quelques semaines, catherine cessa de chanter du matin au soir. On la vit de moins en moins dans les rues du village. Elle vivait enfermée chez elle. On pensa d'abord qu'elle attendait un enfant et qu'elle se ménageait, mais bientôt, on entendit le bruit de disputes de plus en plus violentes, suivies de longs silences qui ne disaient rien de bon. La mère de catherine était bien inquiète, d'autant plus que, chaque fois qu'elle venait frapper à la porte de sa fille, celle ci refusait de la recevoir, prétextant quelque occupation importante, voire quelques malaise sans gravité.
Un jour, cependant, elle vit arriver chez elle catherine, en larmes, le visage pâle couvert de bleus, pouvant à peine marcher tant elle souffrait de contusions sur tout la corps. La mère fut affolée de la voir dans cet état.
- Qu'est-il arrivé, ma fille? demanda-t-elle.
- Ah! ma mère! s'écria caherine. Si tu savais quelle situation est la mienne! il me bat par plaisir, avec un fouet ou son bâton, et chaque fois que je gémis, il n'en est que plus content. N'est ce pas la diable que j'aurais épousé? Il a été le premier prétendant à se présenter après que tu as prononcé d'imprudentes paroles: tu as dit en effet que tu étais prête à me donner en mariage avec le premier venu fût-ce le diable. Hélas! que vais je devenir?
La mère commença par se lamenter, autant sur elle, parce qu'elle se sentait responsable de tout cela, que sur le malheur de sa fille. Mais c'était une femme de tête. Elle se ressaisit très vite.
- Puisqu'il en est ainsi, dit elle, nous allons agir en conséquence. Je connais un moyen d'en avoir le coeur net. Tu vas emporter cette fiole d'eau bénite et tu la cacheras soigneusement jusqu'à ce soir. Alors, tu la sortiras et, en allant rejoindre ton mari dans la chambre, tu jetteras toute l'eau bénite sur lui en faisant le signe de croix. Mais avant cela, prends soin de fermer hermétiquement les volets de l'extérieur, ainsi que toutes les portes. Tu boucheras également la cheminée avec une grande plaque, et tu ne laisseras ouvert que le trou de la serrure de la porte d'entrée. Je me charge du reste.
Jamais catherine ne suivit mieux les conseils de sa mère. Le soir, après avoir tout fermé, elle entra dans la chambre et jeta l'eau bénite sur son mari en faisant le signe de croix. Dès que la première goutte le toucha, sa peau se mit à grésiller et il se mit à pousser des hurlements affreux qu on entendit dans tout le village. Il se leva d'un bond, tenta de passer par la fenêtre, mais voyant que les volets tenaient bon, il se précipita dans la cheminée. Hélas! elle était bouchée. Il tenta d'ouvrir la porte d'entrée. Peine perdue! Alors il se fit tout petit et s'engagea par le trou de la serrure.
Mais la belle mère était dehors et se tenait près de la porte. Elle avait adapté au trou de la serrure le goulot d'une bouteille. Dès que le diable, car c'était bien lui, fut passé par le trou, il se retrouva au fond de la bouteille, et sans hésiter, la belle mère la boucha solidement. Ainsi fut fait prisonnier le diable.
Et pour bien venger les malheurs de sa fille et ses propres angoisses, elle suspendit la bouteille à un arbre, près de la maison, non loin d'un carrefour où passait beaucoup de gens. Les habitants du village, qui connaissaient maintenant la véritable identité du mari de catherine, vinrent tous les uns après les autres se moquer du diable, lui tirer la langue et l'injurier copieusement.
Dans sa bouteille, le diable se débattait tant qu'il pouvait, mais tous ses efforts étaient vains, car la bouteille était bien fermée. Il avait d'abord menacé sa belle mère des pires tortures, puis il avait essayé de la faire fléchir par des discours mielleux et des promesses alléchantes. Il lui proposa des onguents d'éternelle jeunesse, des formules pour changer l'ardoise en or à minuit, sous la pleine lune, des châteaux merveilleux dans la montagne, rien n'y fit. La belle mère demeura intraitable et le diable resta enfermé autant de jours qu'il était resté avec catherine.
Il n'obtint la liberté que moyennant une promesse dûment signée de son sang: il s'engageait à ne plus jamais importuner catherine et sa mère, et à ne plus jamais revenir dans la région. Cette promesse, il la signa de loin, sans même sortir du flacon, car sa belle mère se méfiait trop de lui. Et lorsque la bouteille fut ouverte, il disparut en trois bond au milieu d'un tumulte épouvantable, comme si une tempête s'était brutalement abattue sur le village. Mais on n'entendit plus parler de lui.
Quant à catherine, fortement ébranlée, mais rendue plus sage par cette expérience, elle finit par trouver un bon mari. Mais celui ci l"emmena vivre ailleurs, à quelques lieues du village, car il se méfiait un peu de sa belle mère.
September 22 En attendant le prochain conte breton ;)Voici un petit conte pour un couple d'ami nommé Alain et sandra ;). Il est extrait d'un livre intitulé la griffe du chat que je vous recommande
Beth Adams remua dans son sommeil et se retourna. Immédiatement Tabitha quitta sa place sur l'oreiller de Beth et ronronna, fourrant sa soyeuse tête grise sous la main de sa maitresse.
"Petit minou stupide; qu'est ce qui t'a réveillé? Allez. Installe toi. Brave minou."
Par ses tendres caresses, Beth berça le chat qui se rendormit d'un sommeil paisible; et la chambre redevint silencieuse, pendant qu'elle glissait vers le pays des rêves.
Il n'en allait pas tjs ainsi.
Quand Stratford était à la maison, le persan était bani à la cave. Mais, ces derniers temps, Stratford partait pour affaires environ la moitié du temps. Cependant, il y avait un autre homme, autre interruption du cours paisible et bien organisé de la vie du chat. Car, quand Stratford n'était pas là, il y avait qqun d'autre dans le lit de Beth.
Kevin Darte, c'était son nom, était plus jeune que Beth. Chaque fois qu'il passait à la maison, après avoir bu quelques verres, Beth, en murmurant des excuses, enfermait Tabitha à la cave. Tabitha sommeillait, se réveillait, tendait l'oreille jusqu'à l'aube parfois, avant d'entendre la porte s'ouvrir puis se refermer.
Ensuite, Beth allait et venait à pas feutrés, pieds nus, ses longs cheveux sombres tombant en cascades sur ses épaules, vêtue de sa chemise de nuit moulante et transparente, puis elle appelait Tabitha et la portait en haut pour le reste de la nuit. Ensemble, maîtresse et chat s'installaient dans le lit en désordre et dormaient jusqu'au milieux de la matinée. Ou, jusqu'à ce que le telephone sonne. C'était Stratford, qui appelait d'ailleurs, pour dire à sa chérie combien elle lui manquait et combien il était pressé de la voir. Beth lui susurrait alors à peu près les mêmes mots d'un ton ensommeillé.
Stratford serait bientôt de retour et Tabitha serait ses nuits à la cave. Elle savait qu'il etait inutile de se plaindre ou de se cacher. Stratford la trouvait tjs et la laissait tomber sans cérémonie sur les marches de la cave avant de fermer la porte sans qu'elle puisse s'échapper.
Un samedi, Beth dit qu'elle sortait faire des courses. Elle devait choisir une robe pour un mariage auquel il devait assister, et ce genre d'emplette exigeait du temps. Ensuite, elle et Kay, sa meilleure amie, devaient déjeuner ensemble. Elle resterait donc absente assez longtemps. Est ce que ça irait?
"Bien sûr chérie. Ne te presse pas. Je vais m'installer dans le jacuzzi et écouter la bohème. Ensuite j'irais jouer au tennis avec Dave. Est ce que notre rendez vous de ce soir avec les Martin tient toujours?
-Oui. Ils ont parlé de dîner au Club, mais j en ai assez de cet endroit. Nous sommes tombés d'accord pour décider quand on passera les prendre."
Kevin travaillait au Club
"On passe les prendre? demanda Stratford,amusé. Pour que tu puisses exhiber ta BMW?
-Certainement pas.
-Allez, va faire tes courses chérie. Je te taquine.
-Au revoir, dit elle en tournant la tête de telle façon que le baiser de Stratford atterrit sur sa joue. Au revoir minou. Sois un bon chat.
- Elle est toujours fachée parce que je l ai virée de notre lit? demanda Stratford, bien que cela lui soit égal.
-Non, elle a bon caractère, elle pardonne."
répondit Beth en se baissant pour caresser le chat.
Stratford et Beth n'allèrent pas à leur rendez vous chez leurs amis ce soir là.
Après le départ de Beth, Stratford, laissant la porte de la salle de bain entrouverte alluma la radio, plongea avec bonheur dans le jacuzzi et se detend. Il ne remarqua pas qu une Tabitha ennuyée et agitée entrait dans la salle de bain: elle bondit sur l'étagère où la radio hurlait, sempra dans le fil, se remit rapidement d'aplomb et sauta à terre. Ce faisant elle cogna la radio qui tomba dans la baignoire et la dernière chose que Stratford entendit fut son propre cri. Le chat s'enfuit et bien des heures plus tard, Beth, après avoir affronté l'horreur de la salle de bain, découvrit Tabitha en boule, endormie au milieu du couvre lit de soie bleue dans la chambre des maitres, le ventilateur au plafond soufflait délicatement sur la fourrure grise du chat.
La police arriva. L'homme chargé de l'enquête, Frank Davis, dit plus tard à un collègue qu'il n'avait, de sa vie, jamais vu qqun jouer la comédie aussi bien que madame Adams.
"Mais cela ne l'a pas sauvée, continua Frank. Non, elle n'avait pas d'alibi, elle n'a vu personne le jour du meurtre, le jour elle était supposée faire des courses. Nous avons découvert qu'elle avait un amant et que Mr Adamsavait souscrit une assurance vie, très importante, en sa faveur. ça a été vite réglé.
-Et l'amant?
- Il a la vie sauve. Il l'a aidée, il devait l'avoir fait. Madame Adams était tellement délicate, elle ne pouvait avoir agi seule. Non, il l'a aidée et puis ensuite ils devaient s'enfuir à l'étranger. Le petit ami avait deja acheté les billets. Elle a juré qu'elle n'était au courant de rien. Il a dit sue c'était une surprise. Mais les gens disent n'importe quoi quand ils essaient de sauver leur peau."
Beth Adams passa sur la chaise électrique, clamant son innocence jusqu'au bout. Peu avant l'exécution, mais après le rejet des appels, Kay, qui avait oublié son rendez vous à déjeuner le jour de la mort de Stratford vint voir Beth. Au bout de plusieurs silences interminables, Kay se leva pour partir et chercha qq chose à dire.
"Tabitha semble s'être bien adaptée à sa vie avec nous. Mais il y a du remue ménage tous les soirs quand elle essaie de venir dormir avec nous. Don ne veut pas en entendre parler et l enferme dans la cuisine. Nous ne pouvons laisser un chat nous mener par le bout du nez, tu comprends. Mais, à part ça, le minou est très à l'aise avec nous." Son visage se décomposa et elle se leva rapidement en faisant un pas en arrière. "Eh bien, Beth, euh, au revoir."
Beth regarda Kay quitter le parloir; ses talons claquaient légèrement sur le sol couvert de linoleum
August 17 Légende bretonnes sur la naissance de belle îleIl y a bien longtemps, les fées comprirent qu'il était temps pour elles de quitter leur terre d'Armorique, leur temps etait révolu... Quand vint le moment de partir elle laisserent derrière elles leur couronne de fleurs dériver sur la mer et chaque couronne donna naissance a une île créant ainsi les îles du Golf du Morbihan. La reine des fées jetta aussi sa magnifique couronne à la mer. Elle dériva aussi et donna naissance a la plus belle des îles du Golf : c'est l'origine de la création de Belle île en mer.... ![]() July 25 La légende de la ville d'IsLégende bretonne:
Des marins de Douarnenez pêchaient une nuit dans la baie, au mouillage. La pêche terminée, ils voulurent lever l'ancre. Mais tous leurs efforts réunis ne purent la ramener. Elle était accrochée quelque part. Pour la dégager, l'un d'eux, hardi plongeur, se laissa couler le long de la chaîne.
Quand il remonta, il dit à ses compagnons:
- Devinez en quoi était engagée notre ancre?
- Hé! parbleu! dans quelque roche.
- Non. Dans les barreaux d'une fenêtre.
Les pêcheurs crurent qu'il était devenu fou.
- Oui, poursuivit il, et cette fenêtre était une fenêtre d'église. Elle était illuminée. La lumière qui venait d'elle éclairait au loin la mer profonde. J'ai regardé par le vitrail. Il y avait foule dans l'église. Beaucoup d'hommes et de femmes avec de riches costumes. Un prêtre se tenait à l'autel. J'ai entendu qu'il demandait un enfant de choeur pour lui répondre la messe.
- Ce n'est pas possible! s'écrièrent les pêcheurs.
- Je vous le jure sur mon âme!
Il fut convenu qu'on irait conter la chose au recteur. Ils y allèrent en effet.
Le recteur dit au marin qui avait plongé:
- Vous avez vu la cathédrale d'Is. Si vous vous étiez proposé au prêtre pour lui répondre la messe, le ville d'Is tout entière serait ressuscitée des flots et la France aurait changé de capitale. ![]() |
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